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mercredi, 05 avril 2017 14:14
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La Sibérie et la Mongolie, terres "classiques" du chamanisme

L e mot " chaman ", bien que d'origine sibérienne, est utilisé dans toutes les parties du monde depuis la fin du XIXe siècle comme synonyme de " sorcier ", " devin ", " homme-médecine ", etc. Durant l'initiation du chaman sibérien, le premler contact avec les esprits prend toujours l'aspect d'une attaque violente qui engendre une destruction complète de la personnalité de " l'apprenti sorcíer ". Les esprits le torturent et le démembrent avant de le reconstituer.

Selon qu'ils vivaient de la pêche à la baleine et de la chasse au phoque et au morse, de la chasse au renne et à l'élan, ou encore de l'élevage de grands troupeaux de moutons et de chèvres, différentes sortes de chamans coexistaient dans la même region. Certains étaient surtout des guérisseurs, d'autres des découvreurs de gibier, d'autres encore repoussaient les mauvais esprits ou entraient en contact avec les morts.

 

Le chamanismes asiatiques

Au bouddhisme, à l'hindouisme, au confucianisme, au taoïsme et au shintoïsme, il faut également ajouter l'islam dans ces régions ou le foisonnement des religions rend très complexe l'étude du chamanisme qui les a précédées et survit encore dans de nombreux endroits. En effet, partout coexistent des prêtres, des moines, des yogis, des médiums, des voyants et des devins qui se livrent à toutes sortes d'oracles, de príères, d'exorcismes et de magie, et la transe et la possession sont des phénomènes courants. Dans certaines parties du Népal, dans l'ensemble de la Malaisie, de l'Indonésie et dans le reste du Sud-Est asiatique, des chamans s'adonnent au voyage de l'âme pour venir en aide aux membres de leur communauté. En Chine, le chamanisme a en quelque sorte fusionné avec le taoïsme et a disparu en tant que tel, alors qu'en Corée, même s'il a été attaqué à certaines époques, il demeure très vivant avec une particularité : seules les femmes à l'exceptíon de quelques hommes déguisés en femmes accèdent à la fonction de chaman dans ce pays. L'annuaire de Séoul répertorie 8 000 chamanes en exercice, ainsi qu'une reine des chamanes ! Au Japon, l'empereur est encore aujourd'hui gardé par un petit régiment de femmes chamans dont la fonction est de protéger sa divine personne.
L'appartenance sexuelle des chamans est probablement liée à la nature des sociétés dans lesquelles ils (ou elles) vivaient. En Siberie, terre de chasseurs et de guerriers, il s'agissait pour la plupart d'hommes, alors que dans les sociétés qui vivaient de l'agriculture, ce sont les femmes qui ont pris plus d'importance.

 

Le chamanisme en Chine ancienne

La quête de visions


Chez les Amérindiens, la quête de visions est une démarche spirituelle essentielle. En voici une description : " Quand après s'être purifié dans une sweat-lodge (cabane de sudation), on se retrouve seul là-haut, c'est pour se donner aussi bien physiquement - en renonçant à boire, à manger, à fumer - que spirituellement en priant et en appelant les esprits, émotionnellement et mentalement en rompant tout contact avec le monde et en oubliant son corps et ses besoins. Au fil des heures, des journées et des nuits passées dans la solitude, on est véritablement transporté ailleurs. C'est un phénomène qu'il faut accepter si l'on veut parvenir à la conscience spirituelle, à la révélation de son esprit, ce quelque chose qui crée en nous une cohésion spirituelle, qui nous maintient ensemble ; parce que ce n'est pas seulement notre cœur qui bat qui fait de nous ce que nous sommes, ni notre mental qui pense, ni nos émotions qui fluctuent, même si tous travaillent ensemble. Ce qui les relie c'est l'Esprit. Et quand il nous quitte, alors le cœur s'arrête, et avec lui les pensées et les sentiments [...]
Nous prions pour que le pouvoir vienne en nous, et c'est comme s'il se manifestait à l'image de notre volonté et de notre sincérité, se révélant dans les limites de ce que nous pouvons comprendre. Nous recevons ce que nous demandons, un signe qui n'est pas une réponse mais une incitation à aller plus loin, une Clé vers d'autres clés. "


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Le chamanisme a eu un rôle très important dans la Chine ancienne. Les premiers chamans étaient des femmes, appelées Nu Wu. Leur toute première fonction consistait à aller chercher les âmes des enfants morts au moment de l'accouchement, condamnées à errer indéfiniment dans un monde intermédiaire, n'ayant pas bénéficié des rituels liés à la naissance : une tâche logiquement confiée à des femmes, lesquelles étaient du même coup priées d'intercéder auprès des ancêtres défunts pour demander leur protetion et résoudre les problèmes de la communauté.

Munies d'un bâton de pouvoir surmonté de plumes, les Nu Wu étaient en même temps vénérées et redoutées pour leur capacité à passer d'un monde à l'autre. Le poète Chu Yuan (340-278 av. J.-C.) décrit ainsi les pratiques de l'une d'elles : " Elle fait vibrer son fouet et résonner son tambour comme possédée, elle chante... Comme elle est sublime dans ses magnifiques atours, la femme aux pouvoirs magiques ! "

A milieu du IIè millénaire avant l'ère chrétienne, dans la vallée du fleuve Jaune, la Chine émerge lentement de l'âge de pierre. Les souverains " vivent féodalement dans leurs palais de terre battue, buvant avec leurs barons dans d'étranges gobelets en forme d'oiseau et se régalant de larges pièces de viande pareilles à celles qu'ils font apprêter pour les dieux ". Pour calmer les mille divinités inquiétantes qui peuplent la nature, ils convoquent les chamans qui procèdent à des cérémonies d'apaisement adressées à ces déités aussi capricieuses qu'imprévisibles, sans lesquelles rien d'important ne peut se réaliser sur terre. Les Shang, dynastie régnante de
l'époque, pratiquent une religion animiste, basée sur la croyance commune à tous les peuples chamaniques que tout ce qui existe (hommes, animaux, arbres, pierres, ciel, etc.) est animé par un esprit que l'on appelle shen. On rend des cultes aux montagnes, aux brumes, aux ravins, au tonnerre, au feu, etc. Outre les déités, il faut également se concilier les esprits des ancêtres, ceux des souverains disparus, des défunts qui continuent à hanter les mondes intermédiaires. Au fil du temps, les pratiques rituelles ont évolué : on ne se borne plus à rechercher la protection des dieux, mais on les interroge également sur des questions aussi cruciales pour le bon ordre du royaume que terre à terre dans leur énonciation : " Faut-il déclarer la guerre à l'État voisin ? ", " La récolte sera-t-elle bonne ? ", " Pleuvra-t-il ? ", etc.

Pour répondre à ces questions, les chamans sacrifiaient des animaux et en cuisaient les meilleurs morceaux pour les offrir aux dieux. Ils s'aperçurent que les os qui n'avaient pas été carbonisés présentaient d'étranges craquelures, qui n'existaient pas avant le sacrifice : elles ne pouvaient donc être que la réponse des dieux, le résultat d'un va-et-vient, d'une sorte de dialogue entre les hommes et les divinités.

Pour intensifier leur dialogue avec l'au-dela, les chamans Shang ne vont plus attendre que les fissures apparaissent d'elles-mêmes : ils vont les provoquer en appliquant un tison ardent sur les omoplates des bêtes sacrifiées, puis les interpréter en examinant leur forme et leurs dimensions. Ils passeront aux carapaces de tortue, beaucoup plus spacieuses que les omoplates utilisées jusqu'alors, dont ils utiliseront la partie ventrale.
Pour conserver une trace de leurs divinations, les officiants commenceront à tracer des signes mémotechniques à côté des fissures : c'est ainsi que naîtront le Yi Jing et l'écriture chinoise.

A l'origine, les Chinois imaginaient les esprits sous des formes animales, dont trois sont devenus les animaux mythiques destinés à " survivre " jusqu'à nos jours. Le dragon était à l'origine un crocodile : c'est pourquoi les textes anciens le décrivent comme un animal aquatique, qui sort des eaux au printemps pour s'élever dans le Ciel. Le phénix était un faisan, un oiseau typique de la Chine méridionale: on s'adressait à lui pour invoquer la
pluie. Mais le plus énigmatique était sans doute la licorne, dont on suppose qu'elle était un renne ou un cerf venu des régions barbares du Nord, égaré en territoire chinois. Son apparition devant une maison annonçait l'arrivée d'un enfant extraordinaire : ce fut le cas du grand sage Confucius, dont la naissance fut précédée d'un grand rassemblement de licornes et de dragons.

 

L'Amérique du Nord en quête de visions

Dans les régions du Grand Nord (régions arctiques), le chamanisme est très semblable à celui que l'on observe en Sibérie, et les transes ainsi que les costumes des chamans y sont tout aussi spectaculaires. Les liens étroits qui unissent ces différentes régions s'expliquent aisément si l'on songe que cette partie de l'Amérique du Nord se peupla, à partir de la Sibérie, de chasseurs qui traversèrent le détroit de Béring.

En revanche, chez les indiens d'Amérique du Nord, où les rêves et les quêtes de visions jouent le rôle de la transe profonde et du voyage de l'âme, les différences sont notables. Ces quêtes de visions (vision quest) qui se font dans l'isolement et le jeûne constituent d'ailleurs le principal mode d'initiation. A l'adolescence, les jeunes gens (et plus rarement les jeunes filles) se retirent dans le désert, pour une véritable recherche spirituelle.

La quête de visions est l'un des rituels les plus communs aux indiens d'Amérique du Nord. Il permet à l'adolescent de se livrer à une recherche personnelle sur la place et le sens de son entrée dans le monde des adultes. Certains anthropologues se sont demandé s'il convenait encore de parler de chamanisme dans la mesure où il n'est plus question ici d'une initiation réservée à quelques élus mais d'une démarche spirituelle commune à tout un peuple. Mais si tous les adolescents font cette expérience, seuls quelques-uns approfondissent leurs visions et deviennent de véritables guérisseurs des âmes et des corps, que l'on appelle les hommes-médecine (medicine-men).

 

 

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Mircea Eliade : Tout indien chamaise, même si consciemment il ne désire pas devenir chaman.

 

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